Prix d’un site internet de coach

Prix d’un site internet de coach

prix d'un site internet de coach

Si vous faites une recherche sur Internet sur les prix d’un site internet de coach, vous allez trouver :

  • Qu’un site vitrine coûte de 600 à 3000 euros.
  • Un site commerce : 2000 à 6000 euros
  • Un site une page : 450 à 600 euros
  • Et un blog : 600 à 1000 euros.

C’est une fourchette bien sûr. Vous êtes bien avancé avec cela. Vu que vous ne savez pas ce qui est adapté à votre cas précis.

Imaginons que vous vouliez acheter un tapis. Vous vous rendez sur une boutique en ligne de tapis. Vous allez trouver :

  • Le tapis vintage à 1000 euros
  • Le tapis persan : 2000 euros
  • Le tapis chinois : 2500 euros
  • Le tapis berbère : 1200 euros
  • Le tapis en polypropylène : 100 euros. Etc.

Au final, si vous voulez un tapis bleu avec des motifs géométriques, je vous souhaite bon courage pour la recherche.

Pourquoi le prix d’un site internet de coach ne vous renseignera pas complètement?

Simplement parce que les réponses ne tiennent pas compte de votre besoin.
Si vous êtes un coach en orientation professionnelle, peut être que vous voulez que:

  • Votre audience sache quels sont les types de coaching que vous proposez
  • Montrer à qui vous vous adressez : les ados, les adultes, les salariés ?
  • Votre audience soit convaincue de votre expertise.
  • Qu’on vous trouve sur Google.
  • Que ce soit dans votre budget.
  • Votre audience prenne directement rendez-vous avec vous par votre site.

Et parfois vous n’avez aucune idée de ce qu’il vous faut, mis à part que vous souhaitez un site internet.

Alors, vous allez essayer de trouver la solution en passant le web au peigne fin :

Et vous allez trouver, après de bonnes heures sur la toile :

  • Les solutions avec abonnement : Wix , au final, assez cher et pas de service client, et Jimdo, pauvre d’un point de vue graphique.
  • WordPress: bien mais il faut maîtriser la technique et l’aspect graphique.
  • L’agence web qui va vous facturer 10000 euros…
  • Le graphiste / webmaster est compétent mais pas spécialisé dans votre profession.

Et vous continuerez de réfléchir… parce que toute cette recherche ne fait que vous rendre plus perplexe, et je le comprends bien.

Pendant ce temps-là, votre site web n’avance pas et vous perdez des clients potentiels, puisque vos prestations ne sont pas visibles en ligne…

Je pourrais, dans cet article, détailler toutes les conditions techniques et l’organisation nécessaire à connaître par cœur pour lancer un site web. 

Mais je pense que cela ne vous intéresse pas. Je me trompe ?

Pour y voir clair

Le plus simple et efficace est donc d’en parler directement avec un professionnel comme une agence web ou un créateur de site web.

L’idéal est de vous placer dans le concret : vous adresser à un webdesigner spécialisé en site internet de coach. 

Il comprendra mieux votre métier et connaîtra vos besoins spécifiques plus facilement qu’un créateur de sites web industriels.

  • Cela vous permettra de recevoir des conseils ciblés en adéquation avec votre profession.
  • Vous saurez avec certitude quels éléments présenter sur vos pages pour intéresser votre audience.
  • Et vous aurez un immense confort pour rédiger vos pages grâce à sa méthode éprouvée.
  • Vous aurez également un tarif en adéquation avec vos besoins.

  • Vous voulez connaître le tarif de votre futur site web ?

Vous pourrez choisir facilement le moment qui vous convient pour en discuter avec moi. Ou, écrivez-moi: elisa.morgand@chlorofeel.com

Ouvrir un cabinet de coaching à Lyon : quel statut choisir?

Ouvrir un cabinet de coaching à Lyon : quel statut choisir?

Vous voulez ouvrir un cabinet de coaching à Lyon et vous vous demandez quel statut choisir.

Vous hésitez entre le statut d’auto entrepreneur et le portage salarial par exemple — ou couveuse d’entreprise.

Vous voulez démarrer en toute légalité et en sécurité. Le but de cet article est de vous apporter la lumière sur le portage salarial, avec l’exemple d’une couveuse d’entreprises Lyonnaise, ce qui vous donnera un plus grand choix dans les options de statuts à considérer.

 

Interview effectuée auprès de Aurélie Debia, Auxime Lyon

 

Qu’est ce que le portage salarial ?

 

Le but du portage salarial est de fournir une solution à l’entrepreneur qui démarre et qui se pose la question s’il doit se mettre en auto entrepreneur ou en libéral par exemple.

Le portage salarial apporte la sécurité et la tranquillité d’esprit à un entrepreneur qui veut se déclarer légalement et ne pas payer d’énormes cotisations dès le départ.

Auxime est dans ce cas. C’est plus exactement une couveuse d’entreprises qui appartient à un réseau de couveuses national qui met en œuvre une solution de portage entrepreneurial : c’est le CAPE : Contrat d’appui au projet d’entreprise.

Les porteurs de projets testent leur activité en grandeur réelle sans avoir besoin de gérer une entreprise immédiatement.

Le portage met à disposition une coquille juridique avec un numéro de SIRET, un numéro de formateur, l’enregistrement sur Data dock, et tous les documents légaux : c’est un package juridique clé en main qui permet de travailler légalement sans créer.

Cette solution s’adresse entre autres à des porteurs de projets de coaching par exemple. Il faut donc arriver avec un projet réfléchi : une offre de service, des cibles etc.

Les porteurs de projets ne veulent pas se lancer directement pour différentes raisons. Par exemple : il vérifie que son projet est viable sur le terrain, il se teste en tant que chef d’entreprise, car souvent ce sont d’anciens salariés qui veulent découvrir le monde de l’entrepreneuriat et vont acquérir une posture entrepreneuriale.

 

Quel est l’intérêt du portage salarial?

 

Premier avantage, c’est le confort

Je vais me décharger de toutes les tâches administratives et comptables. Je rentre vraiment dans l’opérationnel de mon activité car je n’ai pas de temps à passer avec l’administratif : construire mes contrats, obtenir un numéro de formateur, faire toute ma gestion. C’est vraiment démarrer clé en main dans une structure et être opérationnel immédiatement.

 

Le deuxième intérêt c’est la sécurité

Je peux démarrer et arrêter à tout moment. Je n’ai pas de frais fixes car les services sont payés directement par une commission sur le chiffre d’affaires. C’est vraiment une charge variable et aucune charge fixe à sortir.

 

De plus c’est une sécurité grâce au statut de salarié car Auxime encaisse le chiffre d’affaires de l’activité et ensuite, le porteur de projet récupère ce chiffre d’affaires pour rembourser ses frais professionnels et se verser une rémunération.

Et quand il se rémunère, il cotise au régime des salariés, donc il a vraiment une protection sociale salariale: c’est la CPAM pour la santé, la retraite des salariés et aussi les cotisations chômage au cas où son activité ne fonctionne pas.

Le porteur de projet peut faire valoir ses droits au chômage qu’il acquiert grâce à ses rémunérations perçues de la couveuse d’entreprises.

 

Le troisième aspect, c’est tout l’accompagnement proposé

La couveuse d’entreprises propose une quinzaine de modules de formations au développement commercial de l’entreprise, à la création d’outils de communication sur le fond du message. Elle aide à développer son réseau physique, ses réseaux sociaux, prendre contact par téléphone.

Donc, c’est tout un aspect opérationnel commercial.

Puis elle enseigne à devenir chef d’entreprise, avec des aspects juridiques notamment au moment de créer sa propre structure. Par exemple, réfléchir au choix du meilleur statut à la protection sociale et à la gestion financière de l’activité.

Au quotidien, la couveuse d’entreprise s’occupe de la comptabilité, sachant que le porteur de projet, à terme aura ses propres outils de gestion. Il apprend la gestion de son temps en tant qu’indépendant, la propriété intellectuelle de ses contenus et participe à des ateliers autour du numérique.

Auxime gère environ 300 porteurs de projets et organise régulièrement des rencontres pour développer des liens entre les différents futurs entrepreneurs.

 

Est-ce que l’accompagnement est payant?

Il est intégré dans la commission que nous prenons sur le chiffre d’affaires à savoir 10 % hors-taxes.

 

Quelle est la différence entre le portage salarial et le statut d’auto entrepreneur?

Un auto entrepreneur crée son entreprise donc c’est une entreprise individuelle alors qu’en portage, l’entreprise n’est pas créée.

 

La principale différence, c’est la protection sociale

En portage vous êtes au régime des salariés. Vous avez donc une meilleure retraite une meilleure couverture santé et vous acquérez des droits au chômage, au cas où. C’est une sécurité.

Alors qu’en auto entrepreneur, malgré la réforme en cours du RSI, vous cotisez à des régimes pour les indépendants pour votre retraite et votre santé.

En portage vous déduisez vos frais professionnels, ce qui n’est pas le cas quand vous êtes auto entrepreneur.

Les charges sociales en portage sont appliquées uniquement sur la part du chiffre d’affaires dédiée au versement de la rémunération.

Si le porteur de projet a uniquement des frais, il ne perçoit pas de rémunération. Et donc, il ne paie pas de charges sociales.

 

La TVA

En Micro entreprise vous êtes exonéré de TVA sur la première tranche du chiffre d’affaires.

Alors quand portage, il y a toujours de la TVA et notamment la possibilité de la récupérer la TVA sur les frais.

 

Pôle emploi

Si la personne est indemnisée en parallèle par Pôle emploi, les règles de calculs ne sont pas les mêmes. En portage, Pôle emploi regarde le salaire réellement perçu de l’activité pour voir s’il y a un complément à verser. S’i il n’y a pas eu de salaire mais seulement des frais, la rémunération totale de pôle emploi est préservée.

En auto entrepreneur Pôle emploi déduit systématiquement une rémunération alors qu’il y a eu des frais.

En portage, les charges sociales se montent à 46 % car c’est une protection sociale salariale, alors qu’en tant qu’auto entrepreneur elles sont de 23 %.

L’auto entrepreneur paie ses charges sociales calculée sur le chiffre d’affaires. En portage salarial les charges sociales sont calculées uniquement après déduction des frais professionnels.

Peut-on être en portage salarial et demandeur d’emploi?

Oui tout à fait, d’ailleurs le contrat CAPE, le prévoit et c’est convenu avec Pôle Emploi. Le CAPE fait partie des dispositifs d’accompagnement à l’entreprise reconnus par Pôle emploi.

Tous les mois le porteur de projet doit déclarer à Pôle emploi s’il a travaillé ou non. Pour Pôle Emploi, avoir travaillé signifie avoir perçu un salaire.

Par exemple en tant que porteurs de projets, si vous avez uniquement des frais, Pôle emploi compense le non perçu car vous n’avez pas eu de revenus. Les indemnités sont donc complétée à 100 %.

Si vous avez perçu une rémunération, Pôle Emploi calcule, s’il y a lieu, l’application d’un complément.

Si Pôle Emploi ne fait pas de versement, les droits sont prolongées dans le temps. Et de nouveaux droits se créent.

Si le porteur de projet cesse son test de projet et qu’il devient demandeur d’emploi, ses rémunérations perçues en portage comptent pour de nouvelles indemnités chez Pôle Emploi. Et de nouveaux droits sont créés.

Donc, vous avez une meilleure protection sociale en portage. Vous n’êtes pas isolé, vous bénéficiez d’un entourage professionnel et d’un accompagnement à la création d’entreprise.

 

Imaginons que le coach soit déjà à mi-temps dans une entreprise. Est-ce qu’il peut se mettre aussi en portage salarial ?

Oui le CAPE est compatible avec un emploi à temps partiel et vous cotisez uniquement au régime des salariés.

 

Quelle est l’avantage d’une couveuse d’entreprises par rapport à une coopérative d’activités

Ce sont deux finalités différentes.

Les deux proposent le test du projet et l’accompagnement.

L’objectif d’une couveuse d’entreprises, à terme, est que l’accompagné quitte la couveuse d’entreprises pour créer son entreprise. Il teste pendant un maximum de trois ans, et l’aboutissement est de créer sa propre structure.

Tandis qu’en coopérative on peut devenir coopérateur et participer à la gouvernance de la coopérative et au fonctionnement général de la structure.

En coopérative c’est se projeter pour rester dans la coopérative. Dans une couveuse c’est se projeter pour créer son entreprise.

 

Quel conseil donneriez vous à un coach qui veut se lancer ?

On se rend compte que sur le marché, être certifié est de plus en plus demandé, et cela crée une crédibilité. Les entreprises ont davantage tendance à faire financer du coaching par leur budget formation.

Il faut bien identifier ses concurrents et voir ce que vous apportez spécifiquement pour vous différencier.

 

Pour finir, une précision

Le portage salarial n’est pas adapté à une entreprise qui veut travailler avec une clientèle de particuliers. De nombreuses structures de portage d’activité ne prennent plus les porteurs de projets qui s’adressent aux particuliers. Auxime s’adresse uniquement aux coaches et entrepreneurs qui veulent travailler avec des entreprises. Mais une clientèle de particuliers reste possible si elle est minoritaire.

Si vous êtes thérapeute dans la région Lyonnaise, vous pouvez vous adresser à la couveuse d’entreprises : https://www.heliaportage.com/ qui est spécialisée pour les thérapeutes, ou à https://www.tipiportage.org/

 

Propos recueillis par Elisa Morgand, chlorofeel.com

Auxime Lyon : http://www.auxime.net/

 

 

Un coach jardinage à domicile avec Michaël le jardinier

Un coach jardinage à domicile avec Michaël le jardinier

Par hasard, je suis tombée sur le profil de Michaël Jaunet sur Linkedin : il est coach paysager. Bizarre, non?

Tu as déjà entendu parler d’un coach paysager, toi ? Non ? Moi non plus. En tout cas, ça existe. Apparemment il n’y en a pas des tonnes. Et comme je m’intéresse tout particulièrement au jardin, au jardinage, aux plantes etc, j’ai flashé sur son profil. Voilà pourquoi je me suis dit qu’une petite interview serait sympa, comme sujet original, pour que tu saches, toi aussi, que ce type de profession rare existe, et que peut-être tu en fasses tes jours de fête.

Son secret

Michaël : Écouter mon ressenti, cerner la personnalité et la demande du client, parfois non exprimée ; 73% de la communication est non verbale. C’est un vrai exercice relationnel pour lequel je me fais moi-même coacher.
L’observation est la principale qualité des bons jardiniers. Mes sens sont en alerte maximale avec l’écoute, la vue, le toucher et l’odorat.
Être pédagogue : je dessine des plans de jardins simples à comprendre, afin d’aider le coaché à se projeter dans son projets de création et de matérialiser l’idée. C’est nécessaire pour le déroulement du coaching et la remise en état. Le travail n’est pas ma vertu première. Je préfère en faire moins et mieux. Le conseil de qualité est mon cheval de bataille. Les gens ne veulent plus s’encombrer de blabla et préfèrent aller à l’essentiel. Ce que je veux, c’est prendre mon pied dans ce que j’entreprends. Sinon je suis moins concentré et moins inspiré, surtout si je suis débordé. Je me lâche de plus en plus dans ma créativité en traversant parfois des passages chaotiques peu confortables mais propres à chacun en fonction de ce qu’il s’autorise ou pas.
L’adaptation : par exemple un client qui a déjà des notions et sais approximativement ce qu’il veut, peut simplement me questionner sur une thématique. Avec Skype, c’est possible, et une assistance en cours de chantier peut débloquer une problématique.

Avant, j’étais beaucoup dans le «faire» et moins dans «l’être».

Si je ne faisais pas, j’avais l’impression de ne pas « être ». C’était lié à la notion de professionnalisme et aux anciens schémas de surproductivité qui ont atteint leurs limites. Dès l’école primaire, on nous conditionne au rendement ; seuls les élèves à fort potentiel intellectuel sont valorisés. Ceux qui sont trop dans l’émotionnel sont perçus comme faibles et exclus des rangs au fur et à mesure de l’avancée dans les études. On oublie toutes les richesses et les différences de chaque humain. Pour moi, c’est là que commence la rupture entre l’homme, ses semblables, la nature, et donc sa véritable nature. Aujourd’hui, l’interprofession et l’éducation nationale essaient de valoriser les métiers manuels, les voies de l’apprentissage longtemps décriées. La prise de conscience environnementale collective commence à valoriser nos métiers mais hélas pas encore sur leur valeur marchande.

Alors Michael, dis-moi, c’est quoi un coach jardinage à domicile?

C’est quelqu’un qui accompagne, écoute, informe et conseille les particuliers qui ont le projet de créer ou de refaire leur jardin.
J’apporte mes solutions à tous les problèmes du jardin et je dénoue les problématiques liées à la non connaissance des plantes. Une plante… on parle d’acheter une plante. En fait, on l’adopte. La plupart des plantes qu’on achète sont exotiques. Il faut se dire que lorsque tu prends une plante exotique, c’est comme si tu mettais un zèbre dans ton jardin : il va avoir des problèmes de pelage, il va déprimer. Une plante, c’est pareil. Le zèbre, s’il a tout ce qu’il faut, il va s’adapter. La plante aussi. Mais il faut que ça s’accorde avec ton style de vie. Ne perd pas de vue qu’une plante, c’est un être vivant avant tout.

Le rhododendron par exemple, ça peut marcher dans le midi s’il est à l’ombre et s’il est bien arrosé. Si tu respectes les besoins des plantes, elles tiendront leurs promesses et te rendront heureuse voire te surprendront. Par expérience, 98% des plantes que tu achètes sont saines ;  c’est la différence de traitement entre le pépiniériste et le tien qui va faire la différence. Le secret réside dans la prise de conscience et la connaissance qu’il te faut acquérir. Là est la main verte.

Qu’est ce qui fait que tes clients viennent te voir, toi?

Pourquoi vont-ils voir un coach jardinage à domicile plutôt que de demander à un paysagiste ?
Tout d’abord, l’un n’empêche pas l’autre au contraire. Et puis, peut-être, pour être acteur de son projet.
Ce que je propose à mes clients, c’est de monter le projet de jardin ensemble. Avec un paysagiste, on reste dans une optique de consommation. Le client exprime rapidement sa demande et le paysagiste lance le travail. En gros on achète un jardin comme on achèterait une maison, ou n’importe quel bien de consommation, ou mieux, une prestation de service.
J’invite les gens à une réflexion plus profonde et subtile, un jardin se murit : c’est le lien entre ton jardin intérieur et celui de l’extérieur. Il y a des erreurs à éviter. À titre personnel, je me sens bien dans certains jardins et presque mal dans d’autres. On ne peut développer cette vision en cinq minutes. Le paysagiste peut te montrer son book et tu choisis un style qui ressemble à ce qui te plait. C’est comme si tu t’habillais avec les fringues des autres… Mais on a tous une idée personnelle différente en rapport avec ce qu’on a vécu, nos goûts, notre singularité. Déjà, dans un couple, il y a deux personnes différentes.

De mon côté, créer un jardin avec mon client me demande beaucoup de temps. Un paysagiste ne peut pas passer deux heures sur un projet, alors que j’y passe quatre ou cinq heures en moyenne. Quand le projet est fini, la personne reçoit le plan, la liste de plantes, elle peut aller les acheter par elle-même.
Pour des gros travaux ou parfois pour des raisons qualitatives et économiques, je conseille aussi des confrères spécialisés en partageant mon carnet d’adresse. C’est mieux pour le client que je lui recommande des professionnels dont je suis sûr.

Peut-on te comparer à un architecte paysagiste ?

Oui un peu, mais pas seulement, car je suis un homme de terrain et j’ai une expérience de 25 ans à travers les métiers de paysagiste, fleuriste, vendeur en jardinerie, fournisseur pour des professionnels du jardin et de l’horticulture à mon compte. J’ai remis en état environ 500 jardins dans la région angevine, pour lesquels j’ai trouvé des solutions. Mes clients bénéficient de mes 8 ans de formation (horticulture, espaces verts, fleuristerie, paysagiste d’intérieur) et mes voyages initiatiques internationaux, notamment dans le célèbre éco-village de Findhorn en Écosse. Une ouverture au Feng Shui et aux esprits de la nature m’aide à aborder le jardin de manière multidimensionnelle. Tout cela me permet de former les particuliers en leur transmettant la main verte.

Qu’est ce qui t’a décidé à devenir coach de jardin ?

Michaël : « J’aime transmettre mes connaissances, créer ce lien entre l’homme et les plantes. »
Elisa : « Je n’ai jamais vu ce type de profession. »
Michaël : « Moi non plus. J’ai inventé ma profession. »

Comment ça se passe concrètement un coaching de jardin ?

Le client voit mon blog sur le coach jardinage à domicile, m’appelle et me dit : « J’aimerais bien que vous m’aidiez à m’améliorer dans le jardinage. »
Ou bien : « J’ai un jardin à faire et j’aimerais avoir vos conseils. »
Le fait de me voir les encourage aussi à travailler avec moi car ils voient bien que j’ai de l’expérience. Ça crée une dynamique d’entreprendre pour le coaché. Une véritable énergie de bien être au service de la nature.
C’est aussi un cadeau original pour un amateur de jardinage.

Comment ça se passe ? Je fais un état des lieux avec mon client avec une grande partie d’écoute. On fait le tour du jardin et la personne présente son jardin avec fierté. On rencontre des problématiques : telle plante a tel problème. La personne veut s’améliorer en jardinage ou bien elle a envie de changement.
Mes clients n’ont pas forcément la main verte mais certains bricolent bien.

Je prends des notes et réalise un croquis, puis on va se poser autour d’une table avec mes bouquins pour visualiser des plantes, des massifs, des styles de dallage, des brises-vues possibles… Les clients proposent souvent des plantes mais ne connaissent pas toujours le nom, alors je les aide à le trouver. Souvent ils expriment de la joie de mettre un nom sur une plante qu’ils ont vue il y a des années ou dans le jardin de leur enfance. Cela va leur permettre de la retrouver facilement et de se la procurer.
Une partie du coaching se fait en direct, et plus tard je réfléchis aux solutions. Il faut laisser reposer les choses.
Dans un deuxième temps, je donne une liste de plantes, un dessin du projet et un plan d’action. Le client n’est pas forcément prêt tout de suite à lancer tous ces changements. Je lui conseille parfois un prestataire, et d’autres fois, le client préfère modifier par lui-même pour optimiser son budget jardin.

Comment tu te positionnes côté bio ?

Pour moi le bio c’est la base, et représente mes valeurs actuelles. J’ai 47 ans, quelques problèmes de santé, je fais attention à ce que je mange, et je suis contre tous les pesticides.
Au début de ma carrière, j’étais pour, parce qu’à l’époque, je n’avais pas cette notion de préservation de la planète. Les pesticides étaient une solution et faisaient partie intégrantes des soins apportés aux plantes face aux maladies et ravageurs. Ensuite les premiers scandales ont éclaté avec les maladies déclarées chez les agriculteurs… après, tout le monde connait la suite.

J’ai eu une prise de conscience et me suis dit qu’il fallait aller dans le sens de la vie et de la terre. Et puis la chimie a ses limites ; j’ai vu mes pelouses de moins en moins belles à cause des sélections de semence et des engrais chimiques qui tuent la vie du sol. J’ai regardé les vidéos sur Claude et Lydia Bourguignon qui travaillaient à l’INRA. Ces deux ingénieurs agronomes se sont trouvés en désaccord avec cette institution et ont préféré monter leur société. Ils expliquent en quoi les pratiques de l’agriculture traditionnelle ne sont pas respectueuses de l’environnement, et j’ai trouvé qu’ils étaient crédibles.

Quand tu produis en mode permaculture, tu vas dans le sens de la vie avec des associations de plantes adaptées, et l’utilisation de tes déchets verts en humus.
J’encourage mes clients dans cette voie, de développer la biodiversité dans leur jardin et de laisser la nature faire son job le plus possible. Certains particuliers produisent plus dans leur potager bio que certains professionnels. Maintenant, les villes réduisent les pesticides et quelques unes sont à un taux zéro. Elles s’engagent à ne plus désherber chimiquement devant les portes des gens. Rennes a beaucoup communiqué pour aider ses habitants à se réhabituer à la vue des « mauvaises » herbes, et fournit même des graines pour semer dans les interstices des trottoirs comme des giroflées etc.

Anecdote marrante

Une cliente me trouve sur mon site et me contacte : elle souhaitait offrir un cours de jardinage personnalisé à son mari pour son anniversaire. Nous nous sommes mis d’accord sur les formalités, puis elle m’a dit : « Pourriez-vous sonner et dire que vous êtes le cadeau d’Annie ? ».
Après avoir hésité, j’ai accepté. Autant dire que le mari est tombé des nues ! Et il était très content.

Michaël Jaunet, le jardinier : http://www.mon-jardinier-conseil.fr/